2013/3/12

بزاف، برشة، ياسر، خير الله

بزٌاف، أي كثير، كلمة جزائرية ومغربية "بزاف"، تظهر أبعد ما يكون عن الفصحى. لكن أصلها موجود في العربية منذ أكثر من ألف سنة، في المشرق والمغرب.

كما خبرنا الخليل بن أحمد في كتاب العين وهو أول قاموس للعربية، "الجُزاف في الشِّراء والبيع دخيل، وهو بالحدس بلا كيل ولا وزن، تقول: بعتُه واشتَرَيتُه بالجُزافةِ والجُزافِ". وما يباع بغير كيل ولا وزن أي بغير حساب فيجب أن يكون بالكثرة. واستبدال الجيم بالزين شيء عادٍ بقرب حرف الزاي، كما يقول البعض "ززّار" بدل "جزّار"، أو "زوز" بدل "زوج". فأصل "بزّاف" هو "بالجزاف" أي بلا كيل. وذكرها الشافعي مثلا حين قال "النهي عن المزابنة وهي كل بيع كان من صنف واحد من الطعام بيع منه كيل معلوم بجزاف" أي أن تبيع كيلا معلوما مقابل كمية كيلها غير معروف.

رغم قدم الكلمة في العربية يذكر الخليل بن أحمد أنها دخيلة، ويبدو أن أصلها فارسي، فبالفارسية الحديثة يقال گزاف،أي باهظ، غالي. ودخلت نفس الكلمة إلى السريانية على شكل "گزافا" (ܓܙܦܐ).

للإشارة فإن الكلمة الإيطالية "a bizzeffe" ومعناه بالكثرة أصلها كلمة بزّاف الجزائرية.

وأما برشة - وهي الكلمة المقابلة التونسية - فيبدو أن أصلها عربي وليس تركي كما زعم البعض. فيذكر بن سيده أن أرضا برشاء كثيرة النبت مختلف ألوانها وذكر بن منظور نفس المعنى وأضاف أنها أيضا جماعة من الناس. ونجد برشاء عند الخليل بن أحمد بمعنى لون مختلط بنقط، ولعله المعنى الأقدم للكلمة. فانتقلت مع القرون من "متعددة الألوان" إلى "متعددة" فحسب، ومن ثم إلى كثيرة.

في بعض المناطق يقال ياسر، وهو من اليسر. ونجد في لسان العرب: "واليَسَرُ والياسِرُ من الغنى والسَّعَة".

أحيانا يقال بنفس المعنى خير الله أو خير ربي، والأصل واضح. والأولى تقصر في القبائلية في بعض المناطق فتصبح خيلاّ xiḷḷa.

أما الكلمة القبائلية العادية أطاس aṭas فلا أعرف أصلها بالتحديد، لأنها لا تشبه الكلمة المستعملة في أكثر الأمازيغية وهي ڤّوت ggut أو مثل ذلك. فإذا كان للقارئ فكرة عن أصلها فاليخبرنا بذلك!

2013/3/9

Yennayer

Une petite polémique s'est faite sur NessNews (Envoyés Spéciaux Algériens) qui concerne, entre autres, l'étymologie : est-ce que Yennayer est berbère ?

Mustapha Benamara dit non, parce que "Le nom du mois de janvier provient du dieu Janus, le dieu aux deux visages regardant dans des directions opposées symbolisant la connaissance du passé et celle de l’avenir" (dans la mythologie romaine). Mourad Berdaoui répond que si, parce que "Plusieurs régions berbères disent YEN ou YIWEN et AYER veut dire la LUNE ou MOIS, les kabyles l'appellent AGOUR et les chaouis AYOUR. Le tout veut dire le PREMIER MOIS."

Evidemment, en ce qui concerne l'origine du mot c'est Benamara qui a raison. Le mot latin ianuarius "janvier" est attesté depuis deux mille ans (on peut le lire partiellement déjà aux Fastes d'Antium, faits avant l'Empire). Le poète Ovide l'associe déjà avec le dieu Ianus (Janus):

"Germanicus, voici qu'il vient t'annoncer une année heureuse
Janus, le premier dieu présent dans mon poème.
"
Pour soutenir l'origine berbère que cite Berdaoui, il faudrait non pas seulement expliquer pourquoi les Romains, agriculteurs depuis toujours, auraient pris leur calendrier agricole tardivement des Berbères qu'ils ont conquis ; et pourquoi la forme latine est "ianuarius" au lieu de l'attendue "ianuiurus" ou quelque chose comme ça ; et pourquoi ce serait le seul mois du calendrier berbère dont le nom ne serait pas d'origine latine ; mais aussi pourquoi tous les Berbères utilisent toujours une forme plus proche au latin que ce n'est à l'origine berbère proposée, alors que "yan" pour "un" ne se trouve qu'au Maroc. Même ce prétendu mot "AYER" n'éxiste pas ; dans toutes les langues berbères ce mot contient la voyelle ou. Ce n'est pas une nouvelle découverte, comme dirait Berdaoui, que Yennayer dérive de Ianuarius ; on trouve cette étymologie dans tous les articles sérieux depuis longtemps, dont un bon article de Plantade disponible à Tamazgha.fr.

Mais en ce qui concerne la culture, la logique de Benamara est beaucoup moins solide : le fait que le calendrier berbère est d'origine latine serait une preuve que "yennayer n’est pas plus berbère qu’il n’est … zoulou !" Selon ce critère, il faudrait également dire que le bourek et le tchektchouka ne sont pas algériens, ayant été empruntés aux turcs beaucoup plus tard ; ou encore que l'alphabet arabe n'est pas arabe, vu son origine araméenne. Mais ces conclusions seraient absurdes. Toutes les cultures du monde sont mélangées, et si on écarte tout ce qui est d'origine étrangère, on se trouvera presque dénué, soit-on berbère ou arabe ou français ou même japonais. Deux mille ans de célébrations berbères suffisent pour rendre Yennayer très berbère, quoique soit son origine lointaine.

Et ajoutons que, dans les régions où les arabophones le célèbrent toujours, on peut même dire sans paradoxe qu'il est devenu arabe. Le mot Yennayer ou Nnayer est bien connu en arabe, non seulement en l'Algérie d'aujourd'hui mais déjà en Andalousie depuis des siècles ; on peut le trouver dans le livre al-Iqd al-Farid d'Ibn Abd Rabbih, mort 860 AD, qui a donné à ses lecteurs des conseils diététiques pour chacun des 12 mois solaires :

في شهر يناير تشرب شراباً شديدياً كل غداة. وفي شهر فبرير لا تأكل السلق. وفي مارس لا تأكل الحلواء كلها وتشرب الأفسنتين في الحلاوة. وفي أبريل لا تأكل شيئاً من الأصول التي تنبت في الأرض ولا الفجل. وفي مايه لا تأكل رأس شيء من الحيوان. وفي يونيه تشرب الماء البارد بعد ما تطبخه وتبرده، على الريق. وفي يوليه تجنب الوطء. وفي أغشت لا تأكل الحيتان. وفي سبتمبر تشرب اللبن البقري. وفي أكتوبر لا تأكل الكراث نيئاً ولا مطبوخاً. وفي نبنبر لا تدخل الحمام. وفي دجنبر لا تأكل الأرنب.

2013/3/3

خوه تاع حمد

في جملة "خوه تاع حمد"، كل المفردات من أصل عربي. لا حاجة لي أن أبين أصل "خوه" (أخوه)، وأصل كلمة "تاع" أيضا عربي، فهو من متاع أي كل ما ينتفع به مالكه، وتوسع معناه عندنا لتعبر عن كل أصناف الملك والإضافة، كما وقع في العراق بكلمة "مال". ولكن تركيب الجملة المذكورة ليس عربي فحسب، ولا يقال في المشرق "أخوه بتاع أحمد". بل هذا التركيب أمازيغي، ففي الأمازيغية هناك بعض المفردات التي تدل على العلاقات العائلية لا تقبل الإضافة إلا باستعمال ضمير المضاف. مثلا بالقبائلية "اڤما" أخ أو أخي، و"ن" حرف الإضافة المقابل لكلمة "تاع"، ولاكن لا يمكن قول "اڤما ن حمد" وإنما يجب أن تقول "اڤماس ن حمد"، حيث "س" هي ضمير المضاف الغائب المفرد ويقابل "ه" بالعربية. وهذا التركيب واجب مع الأسماء العائلية في كل اللغات واللهجات الأمازيغية بدون استثناء، على عكس العربية. فلا شك أن هذا تركيب أمازيغي دخل الدارجة. اختصارا، الجملة "خوه تاع حمد" لها مفردات عربية وتركيب أمازيغي.

لكن هذا التركيب لا يستعمل في كل منطقة ولا في كل الأحوال. فهناك من يفضل "خو حمد" ولعلهم الأغلبية، وهناك من يستعمل كل من التركيبين حسب الوضع. لكن ليس هناك بعد دراسة تبين مناطق وأوضاع استعمالها. فأسألك أنت: كيف تعبر(ين) عن هذا في منطقتك؟

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2013/2/16

Les Algériens qui ont oublié les dictionnaires de leurs ancêtres

On m’a récemment envoyé un article, « Les Algériens n'ont pas oublié la langue de leurs ancêtres », paru dans Le Matin DZ il y a quatre ans, sur les emprunts berbères en notre parler arabe algérien. C'est un thème normalement très intéressant, et j'ai une certaine sympathie pour les efforts de l'auteur à nous rappeler nos racines amazighes partagées – mais, malheureusement, l’article est rempli d’erreurs que n’importe quel linguiste historique sérieux aurait pu corriger si l’auteur avait pris le temps de le consulter.

Il écrit une phrase qui explique une partie de ses erreurs : « tous les mots que nous utilisons dans notre parler quotidien et qui ne sont ni d'origine arabe, ni d'origine européenne sont amazighs. » Evidemment, pour dire ça il a dû oublier le turc, ainsi que des sources moins fréquentes comme le persan, le haoussa et le copte. Un exemple est tebsi (assiette) : ce n’est pas un mot d’origine berbère comme il dit, mais plutôt un mot turc (tepsi) encore utilisé au quotidien ; selon le dictionnaire Nişanyan, sa première attestation turc date de 1070, et le turc l’a emprunté du chinois. bouqredj (bouilloire) est un autre ; ce mot est du turc bakraç. Chaque mot qui ne se trouve pas dans un dictionnaire arabe/français n’est pas forcément berbère !

Mais la cause de la plupart de ses erreurs est encore pire : c’est tout simplement qu’il n’a pas cherché les dictionnaires arabes. C’est comme si l’auteur pense qu’il connaît déjà tous les mots de l’arabe classique, une chose impossible même pour les professeurs universitaires de l’arabe.

A part les noms de lieux, il n’y a que deux mots dans l’article dont je suis assez sûr qu’ils sont berbère : guezzana (voyante) et fekroun (tortue) . Même entre les noms de lieux il y a des cas douteux, comme Azazga et Sfisef. Mais je n’ai pas le temps pour vérifier tous les mots à la fois ; la vérification qu’il a manqué de faire prend du temps ! Pour le moment je vous donne juste quelques exemples de ces erreurs :

loubia (haricot) n'est pas d’origine espagnol, comme les commentaires au-dessous ont déjà remarqué ; il se trouve déjà dans les ouvrages d'al-Djâhidh (mort 869), qui appelle une espèce d’haricot لوبياء . On pourrait également consulter un dictionnaire étymologique de l’espagnol sur l’internet : le Real Academia Española nous informe que le mot espagnol alubia vient de l'arabe hispanique allúbya, qui provient de l'arabe classique lúbiyā', qui provient en son tour du persan lubeyā.

’oukkaz (bâton) est arabe, plutôt au féminin عكازة : il est défini par Lisan al-Arab comme “un bâton sur lequel l’homme se soutient”, et il est utilisé par al-Djâhidh.

’aassas (gardien) est arabe ; c’est le nom d’agent de ‘ass, qui est عس « faire des tours à la nuit » ; ça se trouve pas seulement en Lisan al-Arab, mais en le plus ancien dictionnaire arabe du monde, le Kitab al-Ayn d’al-Farahidi (mort 786) : العَسَسَ الذي يطوفُ للسُّلطان باللَّيل « le `asas est celui qui fait les tours à la nuit pour le sultan ».

negguez (sauter) n’est pas seulement arabe, il se trouve même dans un hadith (douteux peut-être) : فَجَاءَهُ يَتَنَقَّزُ حَتَّى قَامَ بَيْنَ يَدَيْهِ. Lisan al-Arab le définit comme “al-wathibân” (bondir).

charef (âgé), un terme utilisé surtout dans l’ouest et le Sahara, n’est pas un indice de nos origines berbères, mais des origines bédouins : al-Farahidi l’a défini comme والشّارفُ: النّاقة المُسنة، دون النّاب, « la châref est la chamelle âgée, sans dents. »

mech’hah (avare) est formé du racine شح (chouh’), défini en Lisan el-Arab comme « al-boukhl » (l’avarice). On le trouve, par exemple, dans un livre d'Abou Hayyan al-Tawhidi (mort 1023 à Shiraz en Iran) : وربما كان للإنسان شحيحاً بعلمه، سمحاً بماله « souvent un homme est avare avec sa science et généreux avec son argent ».

herrès (casser) est arabe bien connu : selon Lisan al-`Arab, الهَرْسُ: الدَّق (haras est casser), et cette racine est même la source de la harissa de nos frères tunisiens.

cherrek (déchirer) est arabe avec un sens élargi ; l'origine est شرّق charraq, déchirer la viande pour la sécher. Lisan al-Arab le définit ainsi : وشَرَّقْتُ اللحم: شَبْرَقْته طولاً وشَرَرْته في الشمس ليجِفَّ.

bellaredj (cigogne) n'est pas arabe, au moins ; mais ce terme vient d'un mot grec ancien, pelargos (πελαργός). C'est possible que nous l'avons emprunté par la route amazighe, parce que le mot est répandu en berbère, mais ce n'est pas évident.

Pour ma part, j’aime bien trouver les emprunts berbères en notre parler ; en ce blog j’ai déjà discuté quelques-uns, qui d’ailleurs sont absents dans l’article dont je parle (الجرانة , لوستها، الخ... ). Mais j’insiste que l’origine des mots n’est pas un jeu à jouer pour renforcer n’importe quels convictions politiques ; c’est une science comme les autres, et pour s’en prononcer il faut faire des recherches. Peu m’importe s’il ne plaît pas aux berbéristes de savoir qu’il y a moins de traces de berbère en arabe algérien qu’ils avaient pensé, ou s’il ne plaît pas aux arabistes de savoir que les racines du berbère ne se trouvent pas en arabe ; il faut bâtir nos idéologies sur la vérité et sur des preuves, pas sur n’importe quoi.

2012/12/30

نسابه، لوستها، الخ...

في منطقة دلس وغيرها من المدن حول العاصمة، تأثير الأمازيغية واضح في المفردات المتعلقة بعائلة الزوج والزوجة. ولكن هذا التأثير غير متساوٍ بين الطرفين. فالرجل يسمي كل أهل الزوجة بأسماء عربية: نسيبهُ ونسيبتهُ. الزوجة لما تتكلم عن والدي الزوج تسميهما بأسماء عربية في الشكل وأمازيغية في المحتوى: شيخها (حموها بالفصحى) وعجوزتها (حماتها)، في حين يقال لهما بالقبائلية "أمغار" (أي شيخ) و"ثامغارث" (أي عجوز). ولكن لما تتحدث عن نساء جيلها فلا تستعمل إلا مفردات أمازيغية بحتة: لوستها (أخت الزوج، سلفتها) و نوطتها (زوجة أخي الزوج، عديلتها)، كما يقال بالقبائلية "ثالوسْث" و"ثانوط". فالتأثير الأمازيغي أكثر من جهة النساء، وذلك طبيعي لأن العربية انتشرت عموما بتعلم الرجال إياها في المدن والأسواق، ولرحلات الرجال العرب من المشرق.

ذالك في حال المدن. ولكن نتوقع أن الأمر يختلف في البوادي، لأن بعض البدو أتوا من المشرق مع أزواجهم وأولادهم كما فعل بنو هلال. ولذلك نتوقع أن تأثير الأمازيغية في هذا المجال يكون أقل في لهجات البدو وأحفادهم مِن هو في لهجات المدن. وأنتظر من القارئ أن يقارن هذه المفردات في لهجته وأن يكتب تعليقا إذا أراد...

2012/9/24

القرمود

موضوعنا اليوم القرمود، الذي لطالما غطى أسقف المنازل غير أنه نقص كثيرا في الآونة الأخيرة، ولم نعد نرى سوى "الدالات" (dalle) تنتظر حتى يكمل البناء في وقت غير معلوم...

أصل الكلمة واضح، فهي تغيير بسيط لكلمة عربية، القرميد، بنفس المعنى. ولكن يمكن أن نتبع تطورها أبعد من ذلك، فحتى كاتب لسان العرب قارنها بكلمة يونانية حين ذكر أنها " بالروميّةِ قِرْمِيدَي". ومقارنته صحيحة، فإن الكلمة اليونانية القديمة هي κεραμίς كِرَمِيس (بالجر حسب قواعد الصرف اليوناني κεραμίδι كِرَمِيدِي). كان اليونانيون يغطون أسقفهم بالقرميد حتى في عصر الفلاسفة أفلاطون وأرسطو اللذين ذكرا هذه الكلمة.

ولم تدخل العريبة فقط، فهذه الكلمة من الجذر اليوناني κέραμος كِيرَمُس، من نفس الجذر جاءت كلمة céramique بالفرنسية وceramic بالإنجليزية (الفخار).


2012/9/11

طاقة، شرجم، روشن، شباك

تعلمنا في المدرسة أن نقول النافذة بدل الطاقة أو التاقة، ولكن لم يقل لنا معلمنا أن الطاقة كلمة عربية قديمة. والأمازيغ القبائل هم الذين حافظوا على صيغتها العربية الأصلية: الطاق (ṭṭaq).

"الطاق" كان معناها الأصلي القوس. فنجد في قاموس لسان العرب "الطاق عقد البناء حيث كان" والمقصود بعقد هنا هو القوس، وجاء في نفس القاموس "وتَعَقَّدَ القوْسُ في السماء إِذا صار كأَنه عَقْد مَبْنّي". ونجد هذا المعنى مثلا في كتاب أخبار مكة وما جاء فيها من الآثار للأزرقي المتوفى سنة 858 م: "باب بني المنصور وهو طاق واحد" و"وتحت السقف ستة وثلاثون طاقا، يؤخذ منها الماء من الحوض، طول كل طاق عشرون إصبعا وعرضه أربعة عشر إصبعا". وجذرها اللغوي طوق لأن القوس نصف دائري الشكل.

شملت كلمة "الطاق" كل نافذة على شكل قوس، ولكثرة مثل هذا النوع من النوافذ، انتقلت الكلمة شيئا فشيئا إلى أن شملت كل نافذة مهما كان شكلها. ولا شك أن ذلك حدث قبل استيلاء النورمان على جزيرة مالطة (التي كانت تابعة للعرب) في 1091 م، لأنها موجودة في المالطية التي هي لهجة عربية انفصلت عن العالم العربي في تلك السنة، حيث تسمى النافذة عندهم tieqa. ويؤكد ذلك بعض الكتب العربية. فنجد مثلا في كتاب رحلة ابن جبير الأندلسي المتوفى سنة 1217 م يحكي عن مدرسة: "جداره القبلي مفتح كله بيوتا وغرفا ولها طيقان يتصل بعضعا ببعض، وقد امتد بطول الجدار عريش كرم مثمر عنبا، فحصل لكل طاق من تلك الطيقان قسطها من ذلك العنب متدليا أمامها، فيمد الساكن يده ويجتنيه متكئا دون كلفة ولا مشقة."

حتى في عصرنا، هذا الاستعمال موجود خارج المغرب العربي الكبير، فتستعمل في اليمن وفي الحجاز بنفس المعنى، وحتى في الشام والسودان بمعنى النافذة الصغيرة، كما دخلت حتى في الفارسية.

ولنقارن المفردات المستعملة حول الجزائر.

الشرجم هي الكلمة المغربية، وصح أصلا للنوافذ المربعة المقسومة على أربعة. ففي لهجة الأندلس العربية كان "الشرجب" النافذة أو الدرابزين، واقترح الأستاذ كوريينتي أنه من چهار چوب بالفارسية أي أربعة عيدان. ويمكن أن نفكر أيضا في چهار جام أي أربع زجاجات.

أما في ليبيا يقال للنافذة الروشن، وهي كلمة فارسية معناها مضيء. دخلت للعربية قديما حيث نجدها حتى في لسان العرب: الروشن الكوة (أي النافذة).

ولا حاجة لي أن أفسر أصل الكلمة التونسية: الشبّاك.